Comprendre le DMX512
Le protocole DMX 512
Le DMX512 est un protocole de transmission numérique qui définit en autres :
- les niveaux de tension associés à NL0 et NL1
- le type et le mode de transmission (série ou parallèle, synchrone ou bien asynchrone, maître/esclave, etc)
- la topologie des équipements (bus, étoile, anneau, arbre, etc)
- la signification des différents bits transmis
- la technique d'adressage
A- Rappel sur les transmissions numériques série et parallèle
Tout d'abord il faut bien distinguer deux types de transmission numérique :
Liaison numérique série - parallèle
Q1. En étudiant le connecteur DMX d'entrée (XLR mâle) du Caméo PAR 56 (voir CAMEO_PAR_56.pdf) préciser si la liaison DMX est une liaison numérique série ou bien parallèle. Justifier.
B- Codage des signaux numériques
Lorsque l'on veut transmettre des données numériques à travers un support de transmission filaire, il est nécessaire d'adapter les niveaux de tension afin de limiter les erreurs de lecture par le récepteur.
Choisissez le codage NRZ sur l'animation suivante, puis cliquer sur les « 0 » pour modifier l'information transmise. Le chronogramme en dessous indique ce qui circule réellement sur la ligne (+V : tension positive / -V : tension négative) :
Codage des signaux numériques
Le protocole DMX utilise un codage NRZ, mais la tension est générée non pas entre un fil et la masse (référence 0 V) mais entre deux fils (data+ et data-, le fil de masse existe toujours et relie souvent ensemble les appareils DMX). On dit que la transmission est différentielle, c'est-à-dire que le signal correspond à la tension (Vdata- - Vdata+).
Pour les niveaux de tension le DMX512 respecte la norme RS485.
Q2. A partir du site Cours Systèmes Embarqués donnez les niveaux de tensions associées à la transmission d'un niveau logique 0 et d'un niveau logique 1 selon la norme RS485.
B- Constitution du paquet DMX
Un paquet DMX correspond à l'envoi de plusieurs trames ou canaux. Chaque trame contient une donnée codée sur un octet.
Cette trame est celle adoptée par la liaison RS232.
Nous allons (re)découvrir cette trame grâce à un logiciel : ChronoRS232.exe.

Procéder aux réglages suivants dans le logiciel :
- bits de données : 8 car on veut transmettre un octet ;
- bit de stop : 2 car c'est imposé par la norme DMX (Digital Multiplexing) ;
- valeur décimale de la donnée : au choix
- parité : aucune car c'est imposé par la norme.
Q3. Dans quel ordre sont transmis les bits de l'octet (donnée) en question ? Quels sont les informations ajoutées à cette donnée ? Quelle est la différence avec la "logique ordinateur" ?
Pour le DMX512 on transmets un paquet de 512 octets, donc 512 trames (on parle de canaux) comme vu précédemment.
Des informations sont ajoutées au début des 512 octets afin d'avertir les récepteurs d'un début de séquence. Un octet supplémentaire (Start code) permet quant à lui de préciser le domaine d'application (0x00 : éclairage, 0x17 : diagnostic en mode texte, etc).
Le signal est représenté en "logique ordinateur" c'est-à-dire qu'un niveau haut correspond à NL1 et un niveau bas à NL0 (data+) :

MTBP : mark time between packet, MAB : mark after break, MTBF : mark time between frame
Mark : NL1 (niveau haut) - Frame = trame
A partir du document PresentationDuBusDMX.pdf répondre aux questions :
Q4. Quel institut définit ce protocole ?
Q5. Quel avantage majeur apporte le DMX lors de son apparition par rapport à la commande traditionnelle des systèmes d'éclairage ?
Q6. Combien d'émetteurs et de récepteurs peut-on connecter sur une ligne DMX ?
Q7. Quelle est la longueur maximale de la ligne DMX ?
Regarder la vidéo suivante : Le DMX 512 - Un Protocole Spectaculaire - SIL.avi
Q8. Expliquer le principe d'adressage (comment un récepteur sait-il qu'il est concerné par tel ou tel octet) ?
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